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Kit autonomeTrail, course à pied, VTT·5 min de lecture

Puce de dossard jetable ou réutilisable : que choisir ?

Coût, récupération à l'arrivée, pertes, environnement, fiabilité de lecture : les critères pour choisir entre puce de dossard jetable et puce réutilisable.

La puce jetable convient aux épreuves où récupérer les puces coûterait plus cher que de les remplacer : effectifs importants, arrivées dispersées, peu de bénévoles. La puce réutilisable se justifie quand vous pouvez organiser une récupération fiable à l'arrivée et que vous chronométrez souvent. La différence de prix par participant est généralement faible : c'est la logistique qui tranche.

Quelle différence entre une puce jetable et une puce réutilisable ?

Une puce jetable est une étiquette RFID fine (une antenne et une puce sur un support souple) collée au dos du dossard, et qui part avec lui. Une puce réutilisable est enfermée dans un boîtier ou une bande plastique, fixée à la cheville, à la chaussure, au dossard ou au vélo, et doit être rendue à l'arrivée.

Les deux sont en général des tags passifs, sans pile : ils sont alimentés par l'onde du lecteur au moment du passage. Ce n'est donc pas la technologie qui les distingue, mais leur durée de vie et leur circuit logistique.

Une puce réutilisable revient-elle vraiment moins cher ?

Pas forcément. Une puce réutilisable coûte plus cher à l'achat, mais s'amortit sur plusieurs épreuves ; une puce jetable coûte peu à l'unité, mais se rachète à chaque course. Le calcul change dès qu'on ajoute les pertes, le temps de récupération et le stockage.

À titre d'exemple, un prestataire régional qui publie ses tarifs en ligne facture un service complet (puces, matériel, chronométrage et résultats) à environ 5,30 € par coureur pour 100 participants avec puces jetables, et environ 2,64 € par coureur à partir de 300 participants, avec une remise de 0,30 € par coureur si l'organisateur choisit des dossards pucés à récupérer en fin de course. La puce elle-même ne pèse donc qu'une petite part du coût total : l'économie apportée par le réutilisable reste modeste face au reste du service.

Comment récupérer les puces à l'arrivée, et que faire des pertes ?

Récupérer des puces demande un poste dédié juste après la ligne, tenu par des bénévoles qui décrochent la puce, la comptent et la rangent. Sur une arrivée groupée, ce poste crée vite un bouchon, et chaque abandon ou coureur pressé est une puce qui risque de ne jamais revenir.

  • Placer le poste de récupération après la zone de ravitaillement, là où les coureurs s'arrêtent de toute façon.
  • Prévoir des bacs numérotés ou des tiges pour compter les puces par tranche de dossards.
  • Annoncer au briefing que la puce doit être rendue, et à qui la remettre en cas d'abandon.
  • Rapprocher le nombre de puces rendues avec la liste des arrivants avant de quitter le site.
  • Décider à l'avance de la politique en cas de perte : caution, facturation ou perte acceptée.

La puce jetable est-elle mauvaise pour l'environnement ?

Une puce jetable est un petit déchet électronique : une antenne métallique et une puce sur un film, qui finissent le plus souvent à la poubelle avec le dossard. Le réutilisable évite ce déchet à chaque course, au prix d'un boîtier plastique plus lourd, de transports et d'un nettoyage.

L'avantage environnemental du réutilisable est réel quand les puces servent de nombreuses fois et reviennent presque toutes. Il fond si une part importante se perd à chaque épreuve. Si vous optez pour le jetable, vous pouvez au moins inviter les coureurs à trier leur dossard, puce comprise, avec les petits déchets électroniques.

Puce au dossard ou à la chaussure : laquelle est la plus fiable ?

Les deux sont fiables quand le système est conçu pour elles. Les puces à la chaussure ou à la cheville sont historiquement associées aux systèmes à tapis au sol ; les puces UHF au dossard sont lues par des antennes posées au sol ou sur le côté. Chaque système a ses règles de placement, qu'il faut respecter.

Le point sensible de la puce au dossard, c'est le corps du coureur. Composé en grande partie d'eau, il absorbe les ondes UHF : une puce plaquée contre le ventre, cachée par une veste ou tournée à l'opposé de l'antenne se lit moins bien, surtout quand plusieurs coureurs passent serrés. C'est pour cela que les puces de dossard sont souvent posées sur une fine épaisseur de mousse qui les éloigne du corps.

Où placer la puce sur le dossard ?

La puce doit rester sur le devant du coureur, à plat, visible depuis l'antenne et jamais recouverte. La plupart des lectures manquées viennent d'un dossard mal porté, pas d'une puce défectueuse. Rappelez ces consignes au briefing et sur le dossard lui-même.

  • Dossard porté devant, sur la poitrine ou le ventre, pas dans le dos ni dans un sac.
  • Ne pas plier, découper ou froisser le dossard à l'endroit de la puce.
  • Ne pas recouvrir le dossard avec une veste, une poche à eau ou une ceinture.
  • Épingler le dossard aux quatre coins pour qu'il reste à plat.
  • En VTT, fixer la plaque ou le tag là où il fait face à l'antenne au moment du passage.

Comment gérer un stock de puces réutilisables ?

Un stock de puces réutilisables se gère comme du matériel prêté : on sait combien il y en a, lesquelles fonctionnent, et à quel participant chacune est attribuée. Sans cette rigueur, le gain économique disparaît en quelques épreuves.

  • Tenir une liste de correspondance entre l'identifiant de chaque puce et un numéro de dossard.
  • Tester toutes les puces devant le lecteur avant chaque épreuve et écarter celles qui ne répondent plus.
  • Nettoyer, sécher et ranger les puces par tranches de numéros après chaque course.
  • Compter le stock à chaque retour et racheter les pertes avant la course suivante.

Alors, puce jetable ou réutilisable pour votre course ?

Choisissez le jetable si vous avez peu de bénévoles, beaucoup de participants ou une arrivée dispersée. Choisissez le réutilisable si vous chronométrez plusieurs épreuves par an, avec un effectif stable et une arrivée où vous pouvez tenir un poste de récupération. Dans les deux cas, le placement de la puce compte autant que son type.

Le Kit autonome Welygo est conçu pour lire des tags RFID UHF passifs, collés au dossard, au poignet ou sur la machine selon le sport, et pour fonctionner sans connexion Internet grâce à son propre réseau local. La borne a été testée et la chaîne de chronométrage reliée à Welygo fonctionne ; la version autonome, qui affiche les résultats sur place sans Internet, est encore en cours de développement. Son prix est sur demande : décrivez-nous votre course, nous vous dirons honnêtement s'il pourra convenir.

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