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Les deux solutionsTous sports·6 min de lecture

Tapis, antenne latérale ou arche : où placer l'antenne de chronométrage ?

Tapis au sol, antenne latérale ou arche : quelle installation pour quel sport, comment régler hauteur et angle, et les règles de sécurité à respecter.

Quelles sont les trois façons de placer une antenne de chronométrage ?

On peut poser l'antenne au sol sous forme de tapis que les concurrents franchissent, la placer sur le côté du parcours sur un pied ou un mât, ou la suspendre au-dessus de la ligne sur une arche ou un portique. Le bon choix dépend du sport, de la vitesse, de la largeur de la ligne et de la sécurité.

En chronométrage RFID, l'antenne compte autant que le lecteur. Un matériel performant mal placé rate des passages ; un matériel simple bien placé lit tout le monde. Chaque installation a son terrain de prédilection, et le sport pratiqué oriente vite le choix.

  • Tapis au sol : course à pied, trail, parfois vélo, sur des lignes où l'on passe à allure modérée.
  • Antenne latérale : sports motorisés, VTT, lignes où rien ne doit gêner le passage.
  • Arche ou portique : lignes larges, départs et arrivées où les concurrents arrivent groupés.

Le tapis au sol : pour quels événements ?

Le tapis convient surtout à la course à pied et au trail : il se déroule en travers de la ligne, les coureurs passent dessus et le tag du dossard ou de la chaussure est lu au passage. Il couvre facilement toute la largeur en ajoutant des segments.

Ses limites apparaissent avec les véhicules. Un tapis n'est pas fait pour encaisser le passage répété de motos ou de karts, il devient glissant sous la pluie et il se couvre de boue sur un terrain tout-terrain. Sur une piste, poser un objet au sol dans la trajectoire est aussi un risque de chute qu'aucun organisateur ne doit prendre.

Quand choisir une antenne latérale ?

Dès que rien ne doit se trouver sur le parcours : sports motorisés, VTT, lignes rapides. L'antenne est installée au bord, sur un pied ou un mât, et lit les concurrents qui passent devant elle. La piste reste libre, et l'installation se déplace facilement d'un événement à l'autre.

La contrepartie, c'est la portée : plus la ligne est large, plus le concurrent qui passe du côté opposé est loin de l'antenne. Un pilote peut aussi en masquer un autre s'ils passent côte à côte. On compense en plaçant une antenne de chaque côté ou en réduisant la largeur de passage au point de mesure.

L'arche ou le portique : utile ou décoratif ?

Une arche porte les antennes au-dessus de la ligne et lit les tags par le haut. Elle est utile sur une ligne large où les concurrents arrivent groupés, car personne ne masque personne vu d'en haut. Elle marque aussi visuellement le départ et l'arrivée, ce qui aide le public.

Mais c'est une structure au-dessus du parcours. Elle doit être solidement ancrée, résister au vent et ne jamais présenter de risque en cas de chute d'un concurrent. En sport motorisé, sur une piste en service, on évite les structures au-dessus de la trajectoire hors des installations prévues par le circuit.

Comment régler la hauteur et l'angle de l'antenne ?

La règle d'or : l'antenne doit viser l'endroit exact où passe le tag. Placez-la à peu près à la hauteur des tags (dossard, plaque, carénage) et orientez-la vers les concurrents qui arrivent, pour qu'ils restent le plus longtemps possible dans sa zone de lecture.

Une antenne directive lit dans un cône devant elle et beaucoup moins sur les côtés. Si elle vise trop haut, trop bas ou trop en travers, les tags ne font que traverser le bord du cône. Un léger angle vers l'arrivée des concurrents allonge le temps passé dans la zone de lecture, ce qui compte d'autant plus que la vitesse est élevée.

Quelle largeur de ligne une antenne peut-elle couvrir ?

Cela dépend de l'antenne, de la puissance du lecteur, du tag et de la vitesse de passage : aucun chiffre ne vaut pour tous les systèmes. Le seul moyen fiable est de tester les passages au bord le plus éloigné de la ligne, dans les conditions réelles.

Si votre ligne est large, par exemple 8 mètres, trois solutions existent : une antenne de chaque côté, une arche, ou un rétrécissement du passage au point de mesure avec des balises souples. Sur un circuit, la largeur de la piste est imposée : on place alors la borne là où les pilotes passent sur une trajectoire régulière, à distance raisonnable du bord.

Que se passe-t-il quand plusieurs concurrents passent en même temps ?

Un lecteur UHF sait lire plusieurs tags presque simultanément : le protocole est prévu pour que les tags répondent chacun leur tour. Le vrai risque n'est pas le nombre, mais le masquage : un concurrent ou un véhicule placé entre l'antenne et le tag d'un autre peut bloquer la lecture.

Un même tag est d'ailleurs lu plusieurs fois pendant son passage. Le logiciel fusionne ces lectures répétées en un seul passage, daté à l'entrée dans le champ de l'antenne. Pour limiter les masquages, on joue sur la position : antenne de chaque côté, antenne en hauteur, ou point de mesure placé là où les concurrents s'étirent en file.

Pluie, boue, soleil : quelles précautions prendre ?

L'eau absorbe les ondes UHF : une antenne ou un tag couvert d'eau ou de boue se lit moins bien. Protégez le matériel de la pluie sans mettre d'obstacle entre l'antenne et le parcours, surélevez les boîtiers et faites passer les câbles à l'abri.

  • Vérifiez l'indice de protection du lecteur et de l'antenne dans leur notice.
  • Évitez de poser un abri métallique juste devant l'antenne : le métal réfléchit les ondes.
  • Au soleil, gardez l'électronique à l'ombre pour éviter la surchauffe.
  • Entre deux manches boueuses, faites nettoyer les plaques ou carénages où sont collés les tags.

En sport motorisé, où placer une borne comme celle de Welygo ?

Sur le bord de la piste, jamais sur la piste, à un endroit validé avec le circuit, hors des zones de dégagement et de chute. La borne Welygo est une installation latérale : son antenne directive de 12 dBi lit dans un cône d'environ ±20° droit devant, et un tag se lit d'autant mieux qu'il fait face à la borne.

En pratique, on la pose à hauteur des tags et on l'oriente vers une portion où la moto est redressée et passe moins vite, par exemple une courte ligne droite après un virage lent, plutôt qu'en plein virage où elle est inclinée. Soyons clairs sur le statut : la borne a été testée et chaque passage remonte et s'horodate, mais la validation en piste à pleine vitesse, moto inclinée, reste à faire. Notre article sur la RFID passive à haute vitesse détaille ce point.

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